Audioguide : Cinq faits historiques à connaître sur la façade ouest de l’Observatoire

Venez vivre une expérience unique à l’Observatoire de la Capitale! Grâce à notre audioguide, explorez Québec sous un nouvel angle en découvrant les histoires, les secrets et les anecdotes qui façonnent son identité depuis des siècles. Avec une vue à 360 degrés, votre aventure se déroulera en quatre étapes, correspondant à chacune des façades : ouest, nord, est et sud. Votre premier arrêt vous emmène à la façade ouest, où vous découvrirez les bâtiments uniques des quartiers de Montcalm et de Saint-Jean-Baptiste, ainsi que certains des édifices emblématiques visibles au loin. Au fil de votre visite, préparez-vous à apprendre cinq faits historiques fascinants qui enrichiront votre compréhension de l’ouest de la ville et de son évolution.

Pavillon Charles-Baillairgé du Musée national des beaux-arts du Québec. Gilbertus, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

1. Passé carcéral au MNBAQ

Aujourd’hui intégré au Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ), le pavillon Charles-Baillairgé possède un passé plutôt inattendu. Avant de devenir un lieu de culture, ce bâtiment a été la prison de Québec de 1867 à 1970. Plusieurs cellules ont été conservées lors de sa transformation en musée, offrant un aperçu captivant de la vie des détenus de l’époque. Un détail surprenant : la tour de garde de ce pavillon a été le bâtiment le plus élevé de Québec jusqu’à la construction du Château Frontenac en 1924! Cette tour symbolise une époque où la ville s’étendait lentement, et où la prison dominait la ligne d’horizon de Québec.

Sommet des pavillons Jeanne-Lapointe et Félix-Antoine-Savard, vue en direction nord. Yves Tessier, CC BY-SA 4.0, via Kalos

2. L’Université Laval : la plus ancienne université francophone d’Amérique

Lors des journées claires, le pavillon Jeanne-Lapointe et le pavillon Félix-Antoine-Savard se détachent à l’horizon. Ces tours jumelles font partie de l’Université Laval. Fondée en 1663 par François de Laval, premier évêque de la Nouvelle-France, cette institution est la plus ancienne université francophone en Amérique. Avec notre audioguide, vous pourrez en apprendre plus sur son incroyable histoire. Le campus, situé sur le plateau de Sainte-Foy, a vu le jour en 1950, sous la direction de l’architecte Édouard Fiset, qui a aussi conçu l’édifice Marie-Guyart, l’édifice même où est localisé l’Observatoire de la Capitale. Cette université emblématique a fait de Québec une ville d’étudiants et de savoir, renforçant son identité francophone.

L’ancien hôpital Jeffery-Hale. Archives de la Ville de Québec.

3. L’hôpital Jeffrey Hale, un pionnier de la médecine moderne

Fondé grâce à des philanthropes anglo-protestants, l’hôpital Jeffrey Hale, construit entre 1900 et 1906, était innovant pour son époque. En effet, on venait de découvrir que les maladies se transmettaient par les germes, et l’hôpital Jeffrey Hale fut édifié en plusieurs bâtiments séparés pour limiter la propagation des infections. Aujourd’hui, il est difficile d’imaginer que ce secteur était alors une zone boisée et agricole, offrant aux malades un cadre paisible loin de la pollution urbaine.

Le Théâtre Cartier. Tirée du livre Le quartier Montcalm en images de Claude Corriveau et Frida Franco, domaine public, via Wikimedia Commons.

4. Le Cinéma Cartier, témoin de l’âge d’or du cinéma

Inauguré en 1928, le Cinéma Cartier, à l’angle du boulevard René-Lévesque, est le plus ancien cinéma de Québec encore en activité. Bien plus qu’un simple lieu de projection, il est un point de rassemblement pour les générations de cinéphiles depuis près d’un siècle. Ouvert sous le nom de Théâtre Cartier, il a traversé les décennies, conservant une place de choix dans la vie culturelle de Québec. Sa programmation diversifiée et son atmosphère rétro continuent d’attirer les amateurs de cinéma. Il est le reflet d’une époque où les salles obscures étaient l’un des rares moyens de découvrir le monde et où les films apportaient un peu de magie dans la vie quotidienne.

CCNQ, Alexandre Zacharie

5. Les villas bourgeoises : un refuge pour l’élite de Québec

Au 19e siècle, Sillery était le refuge de la bourgeoisie anglophone de Québec, qui cherchait à échapper aux conditions sanitaires précaires de la ville. C’est dans ce quartier longeant la rive nord du fleuve, un secteur alors verdoyant et isolé, qu’on retrouve des villas majestueuses telles que le domaine Cataraqui. Construit en 1831 par James Bell Forsyth, ce domaine a traversé les âges et constitue un précieux témoignage de cette époque. À la mort de sa dernière propriétaire en 1972, le gouvernement du Québec a acquis et classé le domaine pour préserver cet héritage unique. Aujourd’hui, Cataraqui et ses vastes jardins sont ouverts au public, permettant à tous et à toutes de se promener dans ce havre de paix qui évoque une période faste de l’histoire de Québec.

La façade ouest de l’Observatoire : un héritage à découvrir

La façade ouest regorge de trésors historiques qui témoignent de l’évolution de la ville et de ses habitants. Que ce soit l’imposant pavillon Charles-Baillairgé, l’élite francophone de l’Université Laval, ou encore les majestueuses villas bourgeoises, chaque lieu a son histoire et constitue une pièce essentielle de l’identité de Québec. Plongez dans cette richesse avec l’audioguide de l’Observatoire, qui rend chaque site et anecdote vivants et mémorables. N’oubliez pas d’apporter votre appareil mobile et vos écouteurs, balayez les codes QR, puis laissez-vous transporter dans une aventure historique et immersive au cœur de la Capitale!

Vous aimerez aussi